Mon arrivée à Los Angeles
Une fois l’avion en provenance de Tahiti posé, nous avons rapidement rejoint un point de contrôle de la douane américaine.
Contrairement à mon premier passage, cette fois il y avait un grand nombre de douaniers, donc pas d’attente.

Contrôle du passeport par un douanier sympa, aidé de sa petite caméra.
– “Vous allez où ?Alhambra ? Ay-Lam-Bra ??”.
– “Vous avez du cash ? No ?”
– “Vous avez à manger ? No ?”
– “Have a good trip, sir !”
Et après ça, récupération des bagages de soute.
Puis je suis la foule en direction du contrôle douanier plus poussé (le scanner, le contrôle des sacs, etc…) quand soudain, me voici dans la rue !
Je suis entré aux USA plus facilement que dans un supermarché un jour de zèle du vigile !
Miss Tahiti (oui oui !) et les hôtesses tournent à gauche.
Moi je vais à droite, en suivant les flèches “rental cars”.
L’affichage est variable, tantôt là, tantôt absent…Je remonte les terminaux, par l’extérieur, sans rien trouver.
Je finis pas demander à une agente de la TSA qui me dit que c’est à l’étage et m’indique les ascenceurs. Rien à l’étage.
Je demande à un autre agent de la TSA qui me dit que c’est au rez-de-chaussée, un peu plus loin et m’indique les ascenceurs. Toujours rien.
J’avise un homme derrière un comptoir, au service des bagages perdus il me semble. Il me propose de téléphoner à Europcar car il ne vois pas bien où ils peuvent être. Pas de réponse.
Finalement,il décide de m’aider et nous partons ensemble à l’étage (il pense que c’est là, mais il est nouveau et n’est pas certain). Une collègue croisée lui indique que c’est en bas et donne pas mal d’indications (je comprends que certains affichages sont faux).
Retour en bas, on sort dans la rue et il m’indique que je dois aller au terminal 7B, pour trouver le “Fox Building”.
Arrivé sur place, je ne trouve rien.
Je finis par comprendre qu’aucun loueur de voiture n’est présent dans l’aéroport mais qu’ils ont tous des “shuttles” pour amener les clients à leurs agences : je vois passer des tas de bus colorés aux noms des différentes compagnies et je remarque un panneau indiquant un arrêt de bus dédié.

Problème : il n’y a pas Europcar, chez qui j’ai loué !
Et pour cause ! Une conductrice d’un des bus, m’explique qu’Europcar, en fait, c’est “Fox” et que je dois donc identifier leur car. “Un petit” me précise-t-elle.
Je finis pas voir arriver la navette, mais le conducteur roule sur la seconde voie, m’aperçois au dernier moment, pile en pleine circulation et déporte son petit bus à grand coup de queues de poissons pour les autres automobilistes !
L’engin est en effet petit, et arbore une carrosserie percée de rouille…Mais c’est le bon !

J’ai choisi Europcar pour une bonne raison : c’est la suele agence que j’ai trouvée qui acceptait le paiement de la caution en carte de débit et pas uniquement en carte de crédit (un problème réccurent pour les voyageurs français qui louent à l’étranger).
Sauf qu’une fois sur place, ma carte est refusée : il faut une carte de crédit (que ma banque ne propose pas : je m’étais renseigné).
Gros blocage, d’autant que j’ai du mal à réactiver ma carte SIM française (donc pas d’internet, pas de téléphone, pas de GPS) et que la communication avec l’employée est compliquée (j’aurais dû mieux suivre les cours d’anglais).
Coup de chance : un français installé depuis 20 ans dans le Wyoming est en train de louer une voiture !
Il me sert d’interprête français/espagnol pour communiquer avec l’employée Fox/Europcar qui m’a entre-temps proposé un partage WiFi de son forfait 4G.
La solution est trouvée : je vais devoir payer plus cher en allant chez un autre loueur (Sakura), qui va venir me chercher devant l’agence.
Peu de temps après, et moyennant 779,99 $ (dont 300 qui me seront rendus au retour du véhicule), je peux enfin partir à l’assaut de L.A. et ses freways à 7 voies, au volant de ma berline automatique !
(En mon téléphone est enfin reconnecté au réseau : merci Free !).

J’ouvre le GPS, je regarde ce qui se trouve à proximité, et là, ça fait tilt !
Ma première destination est toute trouvée :

Plus de 3 heures se sont écoulées depuis l’aterrisage, mais mon séjour américain commence enfin.
La suite dans les prochains articles (en plus de quelques articles en retard sur la Polynésie).


