La grotte d’Anau

Cet article traite d’un chemin difficile et dangereux. On ne peut que conseiller de faire appel à un guide diplômé (vérifier sa qualification) et de s’équiper de très bonne chaussures, de plusieurs litres d’eau par personne et d’une bonne protection contre le soleil, ainsi qu’un téléphone chargé.

En voyant le mont Otemanu, je n’avais qu’une envie : grimper dessus pour admirer la vue, au plus proche du sommet !

Le sommet en lui-même est composé d’une arrête rocheuse aux falaises abruptes sur toutes les faces.

Un habitant croisé sur le chemin m’a affirmé que des cordes ont récemment été installées jusqu’en haut. Dans un sourire, il m’a précisé que “les locaux” pouvaient y aller sans soucis, mais que pour les ratere (ceux qui viennent d’ailleurs), il fallait prévoir un baudrier.
Je le crois sans soucis.
Pour l’anecdote, lui se promenait sur les rochers pieds nus : il sortait juste le chien, visiblement.

Pour ma part, j’ai voulu tenter l’ascencion jusqu’à la grotte d’Anau : elle me titillait depuis plusieurs jours et quelques heures de libres avant de quitter Bora Bora m’ont décidé à me lancer, un peu sur un coup de tête (spoiler : je n’ai pas atteint la grotte).

Sur le papier, rien de bien méchant : un petit kilomètre à peine.
Pour environ 370 à 550 mètres de dénivelé (ouais, c’est pas bien précis, mais j’ai pas trouvé mieux comme info !).
52 minutes de marche selon une application (aller simple).

Sur le terrain, un chemin non balisé, voir à peine visible par moment.
Rapidement, on sort de la forêt pour avancer en plein soleil, alternant sentier et passages dans les rochers.
2 heures de grimpette difficile selon les locaux, 3 selon un guide.
1 à 2 heures pour redescendre.

Parti sur un coup de tête, pas mal fatigué et seul, j’ai finalement fait preuve d’une modestie légendaire et inimitable face à la montagne, à l’image des plus grands explorateurs : j’ai piteusement fait demi-tour après avoir parcouru environ 75% du trajet…Mais sans doute moins de 50% des difficultés !
Pourtant, ça montait sec et quelques passages étaient délicats (un pas de travers et la chute dans le vide était fatale) mais ce n’était rien face à la suite, à priori.

Les habitants croisés avant et après ma marche m’ont tous dit que l’accès à la grotte était difficile.
Visiblement, la partie finale est plus proche de l’escalade que de la marche (des cordes aident à la progression, mais un baudrier semble une bonne chose pour se sécuriser).

Je n’aurais donc vu la grotte que de loin, mais grâce à internet, je sais qu’elle mesure environ 20 mètres de haut pour 50 de profondeur.
La vue de là-haut embrase une large partie de l’île de Bora Bora et de son lagon.

La légende raconte qu’un “cent-pieds” géant (scolopendre) vivait ici et que chaque fois qu’il descendait au village d’Anau, un mort était à décompter, pour nourrir la bête.
Aujourd’hui, les scolopendres sont plus petits (mais ont une piqûre redoutable) et la grotte peut se visiter, pour qui est bien équipé et entrainé.

Zoom à fond, on devine une personne, debout sur un rocher à droite de l’entrée de la grotte
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